C’est l’été. En voiture sur les petites routes du nord ou du sud, j’écoute la radio. De la musique, quand la vitesse me grise ; de la parlote quand c’est l’ennui, ou que l’autre dort à côté (jusqu’à ce que moi-même la parlote m’endorme).
Cette semaine-là, le long des quais de Seine, à Paris où je suis de passage, j’entends notre président hurler devant ses jeunes fans réunis pour lui On ne lâchera rien ! Quelques heures plus tard, arrivée à proximité de la mer, c’est une prédicatrice en développement personnel que je découvre ordonnant Let them ! En français : laisse-les, ou laisse faire – personnellement je dirais laisse pisser. Ces deux extrêmes de la courbe de Gauss du lâcher-prise résonnent avec l’actualité de ma vie personnelle : dois-je suivre le chœur de conseils m’intimant de m’en foutre ou plutôt mon intuition m’incitant à assumer mes tendances chien truffier ?
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