Ce matin, je me suis réveillé avec un chat dans la gorge. Pas n’importe quel chat, non : un de ces félins errants de l’âme, aux griffes discrètes mais tenaces, qui s’est lové entre mes cordes vocales comme s’il y avait trouvé, enfin, un refuge contre le tumulte du monde. J’ai toussé, bien sûr – un petit éternuement philosophique, une quinte de doute existentiel – et les mots sont sortis en miettes, râpeux, comme des feuilles mortes froissées par un automne trop pressé.
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